Bon ben, la cantine s'est bien passée, maman a appelé, mais tu as quand même goûté un bout de porc braisé au romarin que tu as aimé.
Tu étais aussi très content de ton après-midi gymnastique parce que tu étais en groupe de trois avec les deux copains que tu préfères dans ta classe.
Pour la suite, eh bien, piano, BeamNG et ensuite papa qui se fait bien niquer parce que la voiture de maman menace d'être en rade et qu'elle ne peut pas la lui prêter.
Ensuite, elle est revenue pour mettre de l'huile donnée par le voisin, elle a pu repartir et elle en remettra demain mais c'est encore un peu tendu pour voir si c'est le seul problème qu'elle a, je ferai donc le taxi pour ce week-end en plus de, arh, avoir loupé un stage qui semblait important pour moi mais dont je me suis foutu toute la journée comme si je savais que je ne pourrais pas y aller ce soir.
Shit happens.
Je m'étais prédit une journée de paix et de silence, c'est en gros ce que j'ai eu : pas de jdr, pas de stage, pas de Solène, juste le yoga avec une expérience mystique et toi ce soir pour une jolie partie d'Azul où tu m'as mis une raclée...
Dans le caca qui venait, j'ai expérimenté la suite d'une transe de ce matin, un calme acquis, une sorte de sérénité qui m'a permis de gérer la soirée, de te dire que ça ira sur Paris (cette semaine, t'avais pas envie) et de me concentrer sur l'essentiel, le partage avec toi, avec Solène au téléphone et bientôt avec moi.
Oui, ça parle pas mal de moi aujourd'hui.
Mais eh.
Parfois.
Ah si, tu as adoré les œufs de caille que j'ai fait hier, je vais essayer d'en racheter demain. J'ai pensé que c'était toi qui n'aimais pas ça l'année dernière mais il me semble que c'est plutôt Solène.
Shit happens parce que c'est le sens total de la vie. On ne contrôle pas tout, on ne contrôle que la manière dont on peut regarder les évènements.
La merde arrive, oui, mais c'était pas le ventilo.
Bisous fils. Je n'ai pas d'images de notre partie d'Azul mais il y en a quelques-unes ici.
Je choisis celle-là pour illustrer la journée.